le bavar – Le chant des casseurs
23rd février, 2010 | Par tom
qui sont ceux qui voyagent dans la soute à bagages,
exclus du paysage, coincés dans les barrages,
qui connait les étages, blattes et cafards pour voisinage,
et des blatères encore sous l’éclairage d’un gyrophare,
qui a la rage qui lui perfore le bide,
qui dans le sang a connu guerres et génocides,
qui nous parle des droits de l’Homme et s’érige en guide,
encore cet occident qui s’oxyde,
vite on nous défère, ferme ta gueule et encaisse,
qui connait les fers depuis l’Afrique, les Antilles ou la tèsse,
j’en veux à la terre entière ou au moins les 3/4
j’ai pour cibles ceux qui comme au Paris-Dakar,
ont pris nos terres pour un terrain de jeu,
quand ces sales batard ne viennent pas pour y foutre le feu,
se tapent la route du Rhum, s’éclatent dans les DOM-TOM,
et reviennent en grande forme t’éclater au gomme cogne,
Que de rancœur et de noirceur pour âme sœur,
voilà le chant des casseurs,
j’ai repris le fouet du dresseur, à mon tour agresseur,
ne soyons plus chassés mais chasseurs,
si de la violence mes chromosomes en on l’arôme,
c’est que leurs psaumes sont de couleur chrome,
nous c’est la douleur qui nous a grandi,
croire que l’on ne se nourrit que de drame et d’incendie,
puis si vendredi avait buté robinson,
on se servirait du colon comme d’un paillasson,
toute façon d’origine non européenne,
de la haine dans l’ADN,
c’est pour ceux qui se souviennent des tortures à la Gégène,
ni GIGN ni service de déminage,
après les meurtres et les pillages d’une France qui nous dévisage,
plus question de sourire comme dans BENETTON,
plus question de pleur comme au TELETHON,
et puis même d’outre tombe ça peut péter les plombs,
parole d’une tête de con sur une bête de son,
mate nos gueules de macaque et prends peur,
non moi, rien n’a pété d’une France black blanc beur,
